Dans son rapport d'activité pour 2025, la Direction des impôts des non-résidents indique que 25 % des déclarations déposées par les contribuables non-résidents ont nécessité un retraitement, contre 30 % l'année précédente. Le chiffre a été repris en juillet 2026 dans une question écrite au Sénat, qui s'inquiète de son écart avec le taux constaté dans les directions départementales.

Retraitée ne veut pas dire redressée

Un retraitement n'est pas un redressement. Il désigne une déclaration que l'administration a dû reprendre à la main avant de calculer l'impôt : une case incohérente, un formulaire manquant, un revenu porté au mauvais endroit, une option demandée sans les éléments qui la justifient. Dans la plupart des cas, l'usager ne le sait pas, ou le découvre en lisant un avis qui ne correspond pas à ce qu'il avait déclaré.

Le rapport ne détaille pas les causes, mais la question sénatoriale en avance une : les applications de gestion de la DGFiP ont été conçues pour les résidents, et les spécificités des non-résidents y ont été intégrées après coup, de façon incomplète. Le taux minimum, l'option du taux moyen, l'année scindée, les revenus non imposables mais à déclarer pour le calcul : autant de mécanismes qui n'entrent pas naturellement dans une déclaration pensée pour un foyer vivant en France.

« Un quart de déclarations retraitées, c'est un quart d'avis qui peuvent différer de ce que le contribuable attendait, sans qu'il en soit informé au préalable. »

Ce que le chiffre implique pour l'usager

Un quart de déclarations retraitées, c'est un quart d'avis qui peuvent différer de ce que le contribuable attendait, sans qu'il en soit informé au préalable. La lecture de l'avis d'imposition, à l'été, devient une étape à part entière, et non une formalité. C'est aussi un quart de dossiers où la correction dépend de l'interprétation faite par un agent d'une déclaration ambiguë.

La baisse de cinq points en un an est réelle et suit les efforts de la direction, notamment la refonte de ses notices. Mais l'écart avec les résidents reste, d'après la question posée au ministre, « très supérieur ». La réponse du Gouvernement, attendue à l'automne, dira si un plan d'adaptation des applications est engagé.

Sources : rapport d'activité 2025 de la DINR, cité par la question écrite n° 09575 publiée au Journal officiel du Sénat le 23 juillet 2026. Cet article donne une information générale, pas un conseil fiscal personnalisé.